Minimiser sa présence par mail et sur les réseaux sociaux

Minimiser sa présence, pas sa communication !

Le taux de conversion de messages par mail ou via les réseaux sociaux peut être travaillé pour obtenir un pourcentage satisfaisant.

Sans ça, cela reviendrait à couper l'herbe d'un stade de foot sans qu'il ne soit jamais utilisé.

Réduire la consommation énergétique de son application ou de son site

Avant de commencer, voici quelques bases théoriques.

Une appli, ou un site, fonctionne avec des requêtes. Grossièrement une requête est :

  1. émise par un client (tentative de téléchargement d’une page via son URL), par le pied de l'appli ou d'un navigateur
  2. les routeurs ainsi que tout les équipements participant au transport des données permettent à cette demande d'atteindre le bon serveur
  3. le serveur génère le contenu, l'information ou la page demandée
  4. les routeurs (bis) … renvoient l'information jusqu’au client.
  5. l’affichage chez le client entraîne alors de nombreuses sous-requêtes (images, assets, vidéos, ...) et processus consommateur d'énergie (css, javascript, etc.)

Améliorer la consommation d'énergie côté **serveur*

Plus un serveur réfléchit, plus il est amené à consommé de l'énergie.

De même, plus le nombre de requêtes est important, plus il sera alors nécessaire de multiplier le nombre de serveur pour répondre à la demande.

Pourtant, une grande partie du web affiche du contenu statique ou semi-statique (pouvant s'afficher plusieurs milliers de fois avant une nouvelle génération).

Malheuresement, le nombre de site internet propulser par des serveurs optimisés pour délivrer ces contenus est minime. Ce type d'optimisation étant, le plus souvent, réserver aux mastodontes pour des raisons économiques plutôt que écologiques.

Est-ce que chaque site a besoin de l'hyper-réactivité de Twitter ou Facebook ou s'agit-il plutôt de transmettre une info tel un site vitrine voir un site presse ?

J'ai évalué qu'entre un wordpress (34% des sites en ligne) qui serait optimisé et un CMS générant des pages statiques (tel PiedWeb/CMS pour un site à un trafic faible (< 1000 requêtes/jour répartis sur 100 pages), les besoins en CPU (donc en énergie) sont réduits de plus de la moitié.

De plus, il est aujourd'hui aisé d'intégrer des modules dynamiques (formulaires) au coeur de sites statiques de façon quasi-transparente pour l'utilisateur (qui concernera peut-être 1 visiteur sur 100).

Optimiser la consommation d'énergie côté Transport des données

Plus une page contient d'annexes (images, fichiers de styles, fichiers javascript, etc.), plus celle-ci génèrera des sous-requêtes avec des éléments lourds à transférer. Réduire leurs nombres, c'est réduire les dépenses énergétiques sur ce poste (et accessoirement permettre à un site de charger plus rapidement tout en utilisant moins de data, de bande passante).

Quelques conseils techniques (qui peuvent également être valable pour le côté client) :

Pour évaluer l'état des choses côté front-end, des outils tel ecoindex ou mieux ecometer (open source) permettent un premier bilan visuel.

Un audit avancé, réalisé par un humain, permettra ensuite d'affiner les perspectives d'amélioration.

Optimiser la consommation d'énergie côté client

Plus le navigateur a de code à interpréter, plus il sera consommateur d'énergie.

Ainsi, voici quelques conseils techniques :

Moins de requêtes, moins d'énergie

Ajoutons que plus de 50% et 80% des requêtes générés le sont par des robots Il y a ceux des moteurs de recherches et agrégateurs de contenus GoogleBot, Bingbot, ceux d’entreprises Marketing qui y sont lié SemrushBot, MozBot ou encore ceux répondant à d’autres besoins comme archive.org_bot. Il est possible d'identifier ses nombreux bots en analysant les logs d'un site internet.

Sans discuter les services que rendent chacun de ces bots qui s’identifient (d’autres peuvent le faire de manière anonyme en utilisant des user-agents ordinaires), la plupart d’entre eux ne vous sont d’aucune utilité dans votre stratégie de communication bas-carbone. Vous avez alors tout intérez à surveiller vos logs et à les bloquer.

Un blocage simple pourra être réalisé sur l'user-agent, un plus complexe (nécessitant une veille humaine des logs) sur l'IP. Exemple de bloquage via .htaccess sur askapache.com).

A la recherche constante de solutions, cette page sera complétée au fur et à mesure de l'évolution de mes pratiques professionnelles. Ces mises à jour seront partagés via twitter et le flux RSS.

Vous souhaitez une piste en place efficace de solution concrète : être accompagner par une agence de communication éco-responsable.

Lire ou relire :


Article mis à jour le 30/11/2019 par Robin.