Deux mois plus tôt (sept. 18), l'idée se met au pas entre deux C.O. (courses d'orientation). Me voilà en train de remettre les mains dans le front-design. Voici plus d'un an que je prépare le probatoire au DE d'accompagnateur. Je le (re)passe enfin à la fin du mois. Confiant, je pense l'après-proba de plus en plus. Alors voilà, je remets les mains dans le code pour dessiner les contours du vitrine digitale.

Ca faisait un an que je n'avais plus touché à une ligne de code. Mon dernier bulletin de paie dans le web remonte à 2014 avec Digimood. Juste après, je suis partie voyager. Un an et demi plus tard, à mon retour, je me relance dans les saisons en tant qu'animateur nature dans les classes de découvertes (classes vertes, rousses et blanches). Et c'était pas plus mal ! Je me suis éloigné d'un environnement (écran, écran, écran) qui m'a fatigué. Je souhaite y revenir aujourd'hui avec éthique et convictions.

Convaincu d'avoir abîmé ma santé devant un écran, je souhaite donner un élan suffisant à Pied Web pour m'apporter du travail à mi-temps. Et c'est tout.

Pour réussir, je me mets un challenge : limiter mon action aux professionnels de la montagne. Et pas n'importe qui. Uniquement ceux intégrant dans leurs pratiques une pleine conscience des problématiques humaines et écologiques actuelles. Ca m'évitera la dissonance cognitive quand je serai en train de ne pas travailler pour une société abusant des faiblesses humaines (jeu d'argent, voyances, etc.) ou environnementales.

D'autres challenges m'animent également dans ce secteur. Je pense en particulier au développement du logiciel libre. Ainsi, je partagerai une partie de mon travail librement via github. Le partager librement ça veut concrètement dire que tout le monde peut l'utiliser, le copier ou encore le vendre. C'est aussi participer à un formidable écosystème de logiciel libre soucieux de préserver nos libertés numériques.

Enfin, c'est aussi un tremplin personnel. J'ai une idée très précise de l'activité que je souhaite développer en tant qu'accompagnateur en montagne. Elle ne peut se construire du jour au lendemain et nous serons en 2020 quand je détiendrai (si tout se passe au mieux) les prérogatives d'encadrement requise pour exercer en France. Avec le label Pied Web, je souhaite développer une activité parallèle qui prendra également du sens dans un métier du dehors à la saisonnalité importante. C'est également agir portant mes convictions dans un secteur en plein boom.

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